Telephonie mobile et Internet : un best of

February 12, 2008 by iench

L’Internet mobile est sur toutes les lèvres, je vais donc essayer de faire un (petit) bilan des technologies -et des coûts si possible- qui permettent aujourd’hui de faire le lien entre les technologies du Web et les téléphones cellulaires.

Le constat de départ est que l’accés à Internet par l’ordinateur reste encore un grand luxe dans beaucoup de pays, au contraire des réseaux de téléphonie qui se dévellopent rapidement. Ainsi, pour permettre à des gens qui n’ont pas l’accés à une connexion Internet de s’exprimer sur la Toile, la téléphonie semble être le moyen le plus adapté, tant par le coût assez modeste que par sa facilité d’utilisation.

Cet article sera sujet à modification et l’idée est plus de regrouper le max d’infos plutot que de faire une étude trés poussée (je ne suis pas une boite du consulting héhé). N’hésitez pas à poster en comments toutes les infos complémentaires, je mettrai à jour l’article.

—-

PLAN

Introduction

1. Du Web vers la téléphonie
1.1. Consulter un site sur son téléphone
1.2. Envoyer des SMS depuis le Web

2. Téléphoner par Internet
2.1. La voIP
2.2. Téléphones voIP

3. De la téléphonie au Web
3.1. Le microblog
3.2. Poster un SMS sur son site
3.3. Podcast depuis une ligne téléphonique
3.4. Géolocalisation et téléphonie mobile
3.5. Autres technologies (en vrac)

—-

Introduction

Tout d’abord, un peu de vocabulaire pour s’y retrouver.

GSM : Le réseau GSM Global System for Mobile communications constitue au début du 21ème siècle le standard de téléphonie mobile le plus utilisé en Europe. (…)

Gateway : Un “gateway” est une passerelle qui permet de faire le lien entre deux protocoles réseaux différents. La technologie SMS Gateway, permet d’envoyer/recevoir des SMS depuis des dispositifs du protocole TCP/IP (les sites Internet, clients mail, etc…). C’est cette technologie qu’utilise les sites de “sms gratuits”, les télés pour leurs SMS qui défilent en bas de l’écran, etc…

WAP : Le Wireless Application Protocol (wap) est un protocole de communication dont le but est de permettre d’accéder à Internet à l’aide d’un terminal mobile (par exemple un téléphone portable, un PDA…). (…)

—-

1. Du Web vers la téléphonie

1.1. Consulter un site sur son téléphone
Les services qui permettent d’accéder au contenu de sites Web, type Wap ou 3G restent encore trés chers mais tendent à se dévelloper en Occident. On le voit bien avec l’arrivée des smartphones de nouvelle génération type Apple iPhone qui deviennent de véritable unité centrale portable. L’agence de presse Reuters a même équipé ces journalistes de téléphones Nokia N958g, qui sont à la fois des outils de capture (audio, video, photo) et de transmission (réseau téléphone et sattelite). Mais les appareils possédant la capacité d’afficher des sites Web restent encore trés chers.

Autre problème, il n’existe actuellement aucune norme d’affichage pour la résolution de téléphone. Ainsi, pour qu’un site Web soit conforme à l’affichage sur écran de téléphone, c’est la croix et la bannière (il faut le tester sur chaque modèle !!). Autant dire que l’adpatation de la navigation Web vers téléphone a de beaux jours devant elle (un marché juteux diront certains).

Vous trouverez ici un émulateur pour tester l’affichage sur des téléphones.
Voici la version du navigateur Opera pour mobile pour tester votre site.
Les premiers screenshots de Firefox Mobile.

NB : Le mouvement Open Source et son incorrigible habitude à bidouiller et hacker toutes sortes de technologies nouvelles, s’est emparé trés tôt de la téléphonie mobile : OpenMoko est le premier système d’exploitation Linux commercialisé pour la téléphonie mobile.
Dans le corporate, c’le géant Google travaille sur Android, son projet de système pour telephone, opensource aussi.

Le site Mobispirit propose une suite d’applications pour créer, diffuser, publier des photo/vidéos MMS et des SMS. Le service semble plutôt correct (mais les prix SMS sont chers) : création de galleries, systèmes d’alertes, newsletter… Les fonctionnalités sont essentiellement conçus pour le marketing mobile mais l’AFP vient de s’y associer pour sa version mobile.

1.2. Envoyer des SMS depuis le Web

Il existe de trés nombreux sites permettant d’envoyer des SMS vers des téléphones. En fait, il s’agit d’entreprises possédant un gateway SMS duquel vous louer une partie.

Il existe des services payants type SMSbox qui permet les envois groupés (type mailing list de phones) vers plus de 160 pays, et ce pour en moyenne 1 cents d’euros par SMS. Quelques-uns proposent des services gratuits comme SMSCity (vers l’international aussi).
En Inde, le SMS commence à être dévellopé avec la croissance trés rapide du nombre de telephones. Voila une page pour envoyer des SMS gratuitement en Inde ou dans le monde entier.
un autre site
un site russe
il y en a vraiment beaucoup comme ça, offrant différentes possibilités et options plus ou mois chères (plus ou moins payantes en fait).

Certaines entreprises comme SMSgo vous propose des API programmés pour leur Gateway. autrement dit, cela permet d’intégrer l’envoi de SMS dans l’interface de votre site (ici vers plus de 140 pays). La celebre plateforme de blog WordPress propose un plugin QuickSMS qui s’ajoute à la barre de menu et permet d’envoyer directement un SMS à l’auteur du blog.

Vous pouvez également utiliser le protocole SMTP, celui utilisé pour l’envoi de courrier électronique. Cela vous permet d’envoyer des sms depuis un client mail type Outlook. Il vous suffit pour cela d’envoyer votre texte via le SMTP d’un opérateur.
ex : mon_numero@orange.net


A propos du MMS
Le MMS, Multimedia Message Service, permet de transmettre du contenu multimédia (audio, photo, video) via le réseau GSM, donc depuis un téléphone. Ils utilisent le Wap et sont donc souvent consultables directement sur Internet. Pour les téléphones n’étant pas équipé d’écrans, les opérateurs envoie une URL et un login pour consulter le MMS sur le Web. Sa forme est assez similaire à celle d’un email. Le MMS est écrit en langage SMIL (un XML modifié), avec un fichier-joint qui est le contenu multimedia à proprement parlé.
Aujourd’hui, Le MMS reste encore cher.
chez Bouygues, 30 cents pour un fichier de moins de 50 kO.
chez SFR, on est à 31 cents pour 300 kO.

NB : pour les prix sur le marché africain, l’étude de marché coute plus de 1000 $US !!

—-

2. Téléphoner par Internet

2.1. La voIP

La voIP signifie Voice over IP, c a d la voix passant via le protocole TCP/IP.
Elle peut être diffusée simplement de personne à personne (unicast), en mode conférence (broadcast) ou en discussion à plusieurs (multicast).

La voIP permet des coûts trés peu élevés : les meilleurs exemples pour les appels à l’international sont Free, Neuf/Cegetel ou Wanadoo avec les telephones ADSL.

Il existe de trés nombreux logiciels de voIP, le plus connu étant Skype qui dispose de ses propres tarifs et fonctionnalités. SkypeOut permet d’appeler mobiles et fixes depuis l’ordinateur, pour un prix réduit.

2.2. Téléphones voIP

Des téléphones voIP commencent à être commercialisé et permettent de téléphoner en utilisant la technologie voIP depuis une borne wifi. On peut donc téléphoner à l’international aux prix (bas) de la voIP.

Actuellement, la guerre fait rage à propos de la commercialisation des téléphones hybrides GSM/voIP. En effet, les puissants opérateurs (businessmen ndlr) ne veulent pas voir les factures de leurs clients (leur pactole ndlr) baisser grace à la voIP. On aura surement accés à cette technologie le jour où ils auront le monople d’Internet wifi aussi !

Il existe des possibilités de communiquer via les messageries IRC classiques (msn, yahoo, google talk, etc…) entre téléphones mobiles. Le logiciel Nimbuzz notamment permet, une fois installé sur le téléphone, d’utiliser toutes ces technologies. Néanmoins, là-aussi la connexion doit se faire par le réseau Internet (donc Wap). Les prix de la communication sont beaucoup plus élevés que le SMS.

L’Internaute réalise une bonne étude des prix et des offres d’Internet mobile sur le marché français.

Une bonne nouvelle de dernière minute, les prix devraient baisser :
Les tarifs itinérants de l’Internet mobile et des SMS dans le collimateur européen
Les instances européennes préféreraient ne pas avoir à s’en mêler, mais si rien ne bouge, il y aura régulation, comme pour les appels vocaux. C’est le discours qu’a tenu Viviane Reding, la commissaire européenne en charge de la société de l’information, aux opérateurs de téléphonie mobile, en ouverture du salon Mobile World Congress (ex-3GSM) de Barcelone.
d’aprés Yahoo News du 12 Février 2008

Le roaming est “l’itinérance”, facteur trés important de la norme GSM, qui doit permettre d’être appelé partout. Ce discours est la conséquence de la volonté de convergence vers un marché unique européen, et sa conséquence, un espace d’info commun.

—-

3. De la téléphonie au Web

Rentrons maintenant dans le vif du sujet, c’est à dire la communication avec un site Internet depuis un téléphone cellulaire.

3.1. Le microblog

Le microblog, encore un nom à coucher dehors.
Simplement, il s’agit de poster des infos depuis un téléphone portable. Le site le plus connu est Twitter, qui permet d’informer vos amis que vous mangez une soupe ou que vous allez prendre le train (merveilleux, isn’t it?). Autrement dit, il fonctionne comme un chat communautaire depuis votre téléphone.

Le site français Bloggino n’est pas si mal : il permet de poster depuis SMS, mails, Messenger, etc… il permet de créer des salons privés pour de l’échange d’info.

Voici une de premières applications de microblog openSource en php, qui gagnerai à être couplé à un Gateway pour accepter le SMS (ce n’est pas le cas pour le moment).

On peut aussi utiliser Twitter pour créer un système d’alertes téléphoniques
pour

3.2. Poster un SMS sur son site

Tout d’abord, il est bien plus difficile de trouver une solution SMS > Web que d’envoyer un texto depuis un site Web… Néanmoins, il existe plusieurs solutions.

  • Récupérer les SMS sur un ordi depuis un téléphone

Problème : rien n’est automatisé pour la mise en ligne.
Avantage : pas besoin de connexion Internet.

Le logiciel SMS Gateway pour Windows et Linux permet de brancher un portable sur un ordi et donc de transférer les SMS. Plusieurs problèmes : la technologie de ce soft est vieille et plus mis à jour depuis longtemps maintenant.
Sous Ubuntu/Linux, le logiciel Wammu synchronise le telephone et l’ordi par USB.

Sinon il existe des logiciels comme Device Seizure qui sert à récupérer toutes les données d’un PDA ou téléphone (coût 895€, 1 mois d’essai gratuit). Il existe aussi BluePhoneElite, pour Mac, pour récupérer via le Bluetooth les infos SIM (prix du soft 25$).

  • Récupérer les SMS depuis un lecteur de carte SIM

Problème : rien n’est automatisé, vous devez vous procurer un lecteur de carte SIM (15€ en USB), vous ne pouvez récupérer que les SMS stockés dans la SIM, pas dans le tel.
Avantage : pas besoin de connexion Internet

Le logiciel GSM SIM Utility vous permet de récupérer toutes les infos contenues dans une carte SIM. Il est gratuit et fonctionne avec Windows.

  • Utiliser des services Web pour transférer les SMS

Problème : pas d’automatisation non plus.

Des sites comme Treasuremytext permettent de sauvegarder un ensemble de SMS en les envoyant sur le site, puis de les organiser et de les publier en ligne. La version beta est en cours de dev mais le problème reste entier puisque le numéro d’accés du site n’est accessible que depuis Europe et US/CND.

Orange propose un service de blog depuis SMS : “Envoyez un SMS au 25647 (B-L-O-G-S sur votre clavier) avec comme texte : POST (espace) votre article. Par exemple : POST belle journée aujourd?hui !” Bien sûr, cela ne marche que si vous postez sur la plateforme OrangeBlog (enfoiré!).

  • Créer un Gateway

Pour les mordus du dev et de Linux, voici un tutorial pour créer votre gateway avec un vieil ordi, un vieux téléphone et une carte sim aux SMS illimités. (bon courage !)

Vous pouvez aussi créer un central téléphonique local avec un ordinateur sur lequel vous aurez installé le système basé sur Linux, appelé Asterisk. Ce système permet de gérer un VAPX, c’est à dire un standard de téléphonie interne/externe, pour une entreprise par exemple, intégrant les systèmes de voIP notamment. On peut créer avec Asterisk un gateway, un centre d’appel, bref il s’agit d’une interface complète pour créer une passerelle vers la téléphonie /ordinateur /internet. Avec de la patience pour l’install, un téléphone ou un lecteur SIM et une simple carte SIM, vous pourrez recevoir vos SMS sur l’ordinateur directement.
Le plus important va être ensuite le choix de l’opérateur, selon le prix des sms le(s) pays concerné(s).


3.3. Podcast depuis une ligne téléphonique

Une bonne solution pour des reportages est le podcast (pod + broadcast). Concrètement, il s’agit de mp3 contenant de l’info, la plupart du temps une sorte de blog, mais en format audio.

Certains sites proposent de réaliser des podcasts mp3 à partir de lignes téléphoniques, c a d d’enregistrer votre coup de fil comme un répondeur, mais en format numérique. Ensuite, ce mp3 est mis en ligne et diffusé. Cette solution semble trés simple et peu couteuse, mais les serveurs sont pour la plupart loins, et le prix d’un appel devient vite un problème.

Les sites américains GCast, GabCast ou HipCast propose d’appeler un numéro (gratuit depuis les USA), puis grace à un identifiant numérique et un PIN, vous pouvez vous enregistrer et publier directement sur un site de votre choix.

Il existe le plugin Podmail pour Asterisk (voir 3.2 plus haut), qui permet de transférer le contenu du répondeur comme podcast.

Vous pouvez également enregistrer une conversation Skype. Avec SkypeIn, vous pouvez obtenir un numéro de téléphone classique pour votre compte Skype (50€/an). Ensuite, vous n’avez plus qu’à vous appeler et à laisser un message sur votre répondeur.

3.4. Géolocalisation et téléphonie mobile

la suite et fin de cette partie ajoutée le 20 fev. 2008

http://www.servicesmobiles.fr/services_mobiles/2008/02/contribuer-la-l.html
http://www.developershome.com/sms/

3.5. Autres technologies en vrac

  • La société Mobile Data Now vient de publier une application qui permet d’accéder à une base de données depuis un téléphone mobile. Si pour le moment l’application commerciale de ce genre de plateformes est reservée aux traders qui consultent l’état de leur stock, on peut imaginer la capacité d’organisation et de réactivité pour délivrer des infos importantes à des groupes de personnes.
  • Pingie, un soft qui convertit les RSS en SMS

Liens journalisme 2.0 International / suite

November 6, 2007 by iench

Pour commencer, jeter un oeil sur cette Timeline of Citizen Journalisme qui replace un peu en contexte la pratique du lecteur/acteur de l’info et qui la sort du mythe de la création par Internet. Oui, il exstait autre chose avant le Web !

Et puis aussi, voici un ensemble d’outils en ligne pour uploader, écrire, contribuer, etc… bref le kit de survie du journaliste web : List of online journalisme tools

Voici une petite revue web des sites des plateformes de partage dédiées à l’info (je n’ai pas tout retenu, loin de là)

Global Voices
Projet fondé par un think thank de Harvard (Berkman center for Internet & Society) Belle navig via une carte du monde / Site alimenté par un réseau de correspondants et bloggers à l’international / traduit en 6 langues

I-Report Le site “citizen journalism” du géant CNN
En gros ils ouvrent les topics et les gens viennent poster dedans autour d’un titre déja défini. Pour un exemple, voir la page Birmanie avec plein de vidéos genre tel portable etc.. et pas mal de comments à chaud de birmans habitants aux USA

Center For Citizen Media
un centre fondé par Dan Gillmor encore largement en dévellopement mais qui devrait recenser plein d’outils et de projets dans un avenir proche

NewsCloud
un système d’évaluation pas trop mal pensé. Toute la chaîne de publication est présente avec les différentes stades d’évaluation, une Une, un accés par rubriques…

un listing de sites sur Open Directory regroupant les sites étatsuniens par état

Footnote : partage d’originaux inédits

November 6, 2007 by iench

Le site Footnote propose aux internautes de partager des documents inédits, surtout d’anciens textes scannés puis mis en ligne, puis de les discuter.

Chaque utilisateur peut uploader des textes, crant ainsi une base de données d’archives énormes composés de journaux, de lettres et tout une foule de documents imprimés et d’images anciennes.

Mais la vraie réussite du site est la capacité pour l’utilisateur de commenter, annoter, discuter chaque document selon un système élaboré de partages des commentaires. Les commentaires sont localisés sur le document afin de faciliter les discussions sur le déchiffrage d’une écriture manuscrite ou d’un document abimé.

Une véritable plateforme de travail pour les historiens notamment qui permet de susciter des débats et conversations à partir de documents authentiques (si tant est que certains utilisateurs ne soient pas aussi faussaires).

De nombreux documents sont gratuits mais l’abonnement complet au site coûte 60$/an ou 7,85$/mois.

NB : Vous pourrez trouver ici le compte-rendu d’une conférence du fondateur de ce site qui analyse les traits communs à tout les sites “social

Why some sites like Facebook experience a meteoric rise and many others never make it off the launch pad is a mystery. But it seems clear that those who are successful have at least these 7 things in common:

  1. They start with a compelling idea & simple solution.
  2. They let people make their stuff better, more findable or entertaining.
  3. They live by the Golden Rule – be nice to others.
  4. They encourage lots of feedback.
  5. They create “usable exhaust” – new things are created just by people doing stuff they want to do.
  6. They let many groups form easily and quickly.
  7. They recognize and encourage the good people in the network

Créer votre revue de presse

November 6, 2007 by iench

Voici quelques outils pour créer vous même votre revue de presse.

  • DailyMe permet de sélectionner ses sources, journaux, etc… pour vous créer une Une personnalisée. L’avantage est qu’il permet d’imprimer des rubriques que vous avez constitué, que vous pouvez paramétrer l’heure et la fréquence si vous souhaitez recevoir votre journal par mail.
  • Mon Branchez-vous c’est la page personnalisable du site canadien français Branchez-vous.com qui vous permet de suivre l’info en constituant des revues de presse par mots-clés, en structurant vos pages d’accueil, en organisant des onglets que vous définissez, bref une interface pratique avec en plus le bon service d’alertes et de veille de branchez-vous.com
  • Google News que je ne présente pas (c’est pas la peine)

Les journaux peuvent sérieusement commencer à penser une personnalisation des pages d’accueil…

voir à ce sujet cet article du Wall Street Journal qui date de 2006

Quelques exemples de Web Reportages

November 6, 2007 by iench

Alors qu’on prédit partout la mort du métier de reporter par l’avènement du blog, certaines pratiques nouvelles tentent de renouveler le genre.

Le reportage est un genre qui nécessite généralement des moyens et on voit que le magazine Géo n’a pas lésiné. C’est la grande presse magazine traditionnelle qui arrive sur le Web et c’est plutôt une réussite. Une bonne dose d’interactivité : des cartes, des vidéos, des voix off, des “pièces à convictions” directement scannés ou photographiés, de la musique… bref la totale.
Le tout dans une interface spécialement conçue pour l’occasion. Un gros travail journalistique qui fait découvrir un sujet complexe par un traitement complexe dans les supports.
NB Ce “transjournalisme” comme l’a baptisé le directeur editorial de Géo JL Marty reste celui de Géo, avec ses bons et ses mauvais cotés. je déveloperais pas plus c’est pas le sujet ici.

Voila l’exemple type de ce que certains américains appelle “SoJo” pour “Solo Journalist”. Kevin Sites est un reporter seul disposant de quelques outils pour produire du contenu multimédia et qui va sur les “hotzone” c a d les territoires en guerre. La production est signée Yahoo, autant dire ultra-ricaine avec une info assez pauvre, mais coté interface et surtout rôle du reporter, c’est une vraie rédaction embarquée.
Une mise à jour hebdomadaire avec photos, sons, et une map du monde pour la navig. Ce mec-là a sorti un livre apparement, avis aux amateurs.

Malheuresement réservé aux abonnés, ça reste néanmoins pas mal fait : cartes, chronologies, etc… Les journaux français se contentent encore souvent de coller leur contenu papier sur des pages en y ajoutant une ou deux photos.

Une chaine de publication : Scenari

November 6, 2007 by iench

Comme je vous l’avez dit dans le précédent post, le modèle WYSIWYM commence à faire quelques émules et plutôt de qualité.

Je voudrais vous parler deux secondes du logiciel Scenari.
Il s’agit d’un logiciel Open Source dévellopé par des anciens de UTC (Université de Technologie de Compiègne) qui propose une chaîne de publication complète.

La société Kelis qui l’a dévellopé met à disposition des usagers le logiciel Scenari Chain qui propose des modèles pour publier par exemple des présentations, des CV… Le modules conçu pour l’enseignement permet par exemple de réaliser une seule saisie globale pour éditer un cd rom, un site, un polycopié et des fiches-résumé.

Il existe un module web radio aui publie un player flash avec une interface pour des métadonnées (images, textes, titre, tags, etc…) ainsi qu’un descriptif de l’émission en pdf à partir de toutes ces données (développé pour la webradio de l’INA).

Le stylage des publications se fait via un document OpenOffice pour les .pdf, .odt… ou via CSS pour le html.

L’autre partie du logiciel c’est Scenari Build, qui permet justement de construire des modèles de publication. J’ai commencer à regarder un peu ça mais il faut une formation solide pour utiliser ce soft (open source au demeurant).

Les créateurs de Scenari paraissent vraiment trés disponibles et sont ouverts à la discussion pour l’évolution de leur projet. Les premiers contacts ont été pris pour dévelloper une interface spécialement pensée pour le web journalisme… affaire à suivre.

Pour ceuw que ça intéressent d’en savoir plus sur Scenari, un livre existe je conseille la lecture de l’avant propos disponible ici en pdf
ou Une démo de présentation en 4 minutes sur leur site

Le modele wysiwyM

November 6, 2007 by iench

Si vous vous demandez pourquoi j’ai mis le M en majuscules dans le titre, et bien il y a une véritable raison.

Vous connaissiez sans doute le WYSIWYG (Acronyme pour “ce que vous voyez est ce que vous avez”) qui permettait d’avoir une vision directe du contenu durant sa mise en forme.
Le WYSIWYM offre une approche un peu différente : il ne s’articule plus sur la mise en forme mais sur la structure sémantique du document, ce qui permet par exemple d’uiliser une seule saisie pour plusieurs types de documents.


“Le concept du WYSIWYM, « What you see is what you mean », c’est-à-dire : « Ce que vous voyez est ce que vous voulez dire ». Cette seconde approche vise, par opposition au WYSIWYG, à proposer à l’utilisateur une interface de création de contenus autonome par rapport à la mise en forme finale. Ainsi l’utilisateur ne met plus de mots en gras, mais spécifie qu’ils sont importants. (….) Ce que le programme demande à l’auteur, c’est de spécifier ses intentions de communication afin d’appliquer le rendu adapté.”

D’aprés Scenari,La chaîne éditoriale libre Editions Eyrolle


Il existe actuellement quelques softs utilisant ce principe. Cela permet de générer du contenu multi-support avec une seule et même saisie. Vous dites “voilà le titre”, “voici l’image la plus importante” et “voila le corps du texte” en remplissant des champs et un logiciel vous publie le tout sous forme de page html, pdf, flash et même un RSS selon une mise en forme que vous avez définie auparavant.

Pratique et efficace, cela permet de raccourcir encore un peu plus les étapes de la publication, toujours fastidieuse.

Les résultats sont plutôt probants, comme le montre la suite logiciel Scenari qui fera l’objet d’un prochain post sur ce blog.

Quelques interfaces en dévellopement (encore plutôt rudimentaires)
BBComposer > http://bbcomposer.elitwork.com/
WYMEditor > http://www.wymeditor.org/

Un reportage en Rich Media

November 6, 2007 by iench

Ce qui suit est un exemple fictif destiné à mettre en contexte la pratique du journalisme multimédia / rich Media pour aborder une réflexion sur son écriture.

Librement inspiré du livre de A Joannes

Je suis donc journaliste, chargé d’un reportage sur un rallye automobile. J’écris un texte, je prends quelque photos, quelques prises de son et je filme une interview avec l’organisateur ainsi que quelques images des coureurs.

Plusieurs questions se posent alors. Tout d’abord, la plus évidente est celle de la redondance. Les documents produits sont-ils complémentaires ? Ou au contraire sont-ils redondants ? Si l’interviewé m’a parlé du programme du festival, alors il m’est inutile de le redire dans le texte. Mais la gestion de la vidéo est plus lourde et le discours de dix minutes de l’organisateur n’est somme toute pas très intéressant. Mieux vaut peut-être utiliser le texte comme support. Par contre le son est parfait pour rendre l’ambiance du rallye (son des voitures, cris de supporters…). La photo, avec son rapport au temps si particulier, me permet de restituer au mieux la joie du vainqueur à l’instant où on lui a remis le trophée. Et cette minute d’interview avec l’organisateur où il raconte comment le rallye de son village est devenu le rassemblement qu’il est aujourd’hui est tout à fait intéressante.

Nous abordons là la problématique même de l’écriture en rich media : la pertinence du support avec l’information délivrée. En effet, les différents médiums ne se substituent pas en tant que tel. On avait annoncé la mort de la presse a l’avènement de la radio et la mort de la radio à la naissance de la télévision, il semblerait que leurs usages respectifs leur aient néanmoins permis de survivre. De plus, grâce au multimédia, une nouvelle composante vient s’ajouter à l’exemple cité plus haut : les interactions. Pour des sujets plus complexes, on peut par exemple adjoindre cartes et chronologies pour mettre en relation les différents médias.

Le travail de l’écriture en rich media va donc être de définir une typologie des usages de tous ces supports disponibles, qui soit sémantiquement justifiée.

Nous pourrions grossièrement en déduire une d’après l’exemple ci-dessus :

  • le texte raconte les faits.

  • le son restitue l’ambiance.

  • la photo nous fait revivre l’instant.

  • la vidéo nous offre un témoignage.

Bien sûr, il s’agit là d’une typologie succincte qui ne se veut en aucun exhaustive. Une réflexion sur ce thème ne pourrait véritablement s’amorcer que par la critique de reportages de ce type. De plus, il nous faudrait adjoindre le dessin, l’animation et bien sûr les interactions.

Quelques liens autour du webjournalisme mainstream

November 6, 2007 by iench

Tout les sites proposés ici sont en langue anglaise, désolé…

The Online Journalism Blog

Un blog trés visité et trés actif autour de la question du journalisme web. Le rédacteur principal est un journaliste du UK Gazette, Paul Bradshaw. Lui-même amorce de bonnes réflexions autour du devenir du métier de journalistes et les lecteurs sont trés réactifs. A vrai dire, se sont souvent des pointures aussi donc les discussions sur ce blog sont vraiment intéressantes.

Poynter
The Poynter Institute est un site plein de ressources utiles pour étudiants, professeurs, journalistes pros ou amateurs. Beaucoup d’infos, de news, de références, des bibliographies thématiques, etc…

La communauté Corante Media Hub
“The world’s first blog media company” d‘aprés leur site
De quoi faire une veille parmi les businessmen et autres consultants américains sur les tendances web et hi tech//

Un livre en français pour les webjournalistes

November 6, 2007 by iench

Le livre Le journalisme à l’ère électronique de A. Joannes est une lecture à conseiller à tout ceux qui s’intéressent au devenir du journalisme en ligne et à sa pratique aujourd’hui.

Vous y trouverez une réflexion intéressante sur la pratique même de l’écriture pour le multimédia, une considéraion juste sur la précarisation du métier et la necessité de régir via le Web, des sources, des outils de vérification, classement, etc…

En plus l’auteur tient à jour un blog pour les lecteurs de ce livre sur http://www.journalistiques.fr/ proposant une actu pertinente sur les différents aspects du journalisme aujourd’hui. Et n’ayez pas peur, vous ne serai pas saturer par ce enieme fil d info plutot léger et bien choisi.
Alain Joannes semble être quelqu un de trés occupé. Il tient à jour 3 ou 4 blogs en plus de son travail de journaliste. il a fondé la webradio d’arte dont je vous conseille vraiment l’écoute.

Ca ressemble aux ateliers de création radiophoniques de Radio France mais par une rédaction de journalistes plutot jeunes, donc le rendu est assez frais.


Présentation de l’éditeur(…) Destiné tant aux étudiants en journalisme qu’aux professionnels désireux de coller à l’actualité de leur métier, ce livre propose un diagnostic précis de la crise journalistique et des méthodes pragmatiques pour adapter les technologies de l’information aux exigences les plus urgentes de ce métier: reconstruire la fiabilité du journalisme, capter et fidéliser les audiences par l’interactivité.

Biographie de l’auteur
Alain Joannès, journaliste depuis 1961 – localier dans la presse régionale, secrétaire de rédaction, grand reporter, éditorialiste politique, mais aussi analyste économique, critique de télévision et critique musical -, a travaillé dans la presse écrite quotidienne, hebdomadaire et mensuelle, à la radio, à la télévision et sur Internet. Producteur et animateur de plusieurs magazines radiophoniques et télévisés, c’est lui qui a mis en place la Webradio d’Arte. Actuellement journaliste économique, il est également consultant en veille stratégique et en communication interactive. Aux éditions Dunod, il est l’auteur de Communiquer par l’image.